LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES

LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES
POUR CONTACTER LA FEDERATION DES LOGES LIBRES ET SOUVERAINES (F.L.L.S.) EN ACCEDANT A SON SITE CLIQUEZ SUR LA PHOTO CI-DESSUS

vendredi 18 mars 2011

"OU LA GENEALOGIE ET L'HISTOIRE ECLAIRENT LA MACONNERIE" PAR UNE SOEUR DE LA FEDERATION.

Bonjour à tous et toutes.
Pour faire suite à l'article sur la conférence de la Loge ALIENOR D'AQUITAINE,traitant des rapports entre Templiers et Maçons, la Vénérable de LA VOIE FRATERNELLE INTIATIQUE enfonce le clou auquel est suspendue la Clé Ecossaise... en nous communiquant ce texte issu de son site généalogique sur la famille d'AUMONT : (intéressant et très instructif...)

***

"Où la généalogie et l’Histoire éclairent la Maçonnerie".

La famille d’Aumont, petite noblesse, ancêtres dans les familles royales de France de d’Angleterre. L’actuel prince de Monaco est descendant d’Aumont
D’autres Aumont descendent de la famille de Boulogne (Godefroid de Bouillon)
Cette famille d’Aumont voit son premier ascendant émerger en 970….
Pratiquement tous seront Croisés, Templiers, Chevaliers de Malte, Franc-Maçons.

Jean Ier d’Aumont
Né vers 1220, premier du nom, dit fils de Renaud d'Aumont, chevalier, participe à la 7ème croisade en 1248 sous St Louis.
Son blason « d’argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes de même »
Enfants :
- Gilles d’Aumont né avant 1240, chevalier dont :
- Jean II d'Aumont- dont :
- Jean III d'Aumont et
- Renault d'Aumont, verdier de Vaslogne en 1325 et 1328 vivant en 1347, et
-Pierre d'Aumont, non cité par les généalogistes, car s'exile en Écosse après 1314. Il faut bien en parler de ce Pierre, d'autant qu'il fit partie d'un Ordre de chevalerie qui défraya les chroniques et dont on parle encore à ce jour.

Ouvrons donc une parenthèse.
En 1314, Jacques de Molay, le dernier grand maître des Templiers fut condamné au bûcher et l'Ordre du Temple dissous. En ces années là, Pierre d'Aumont était grand maître d'Auvergne.
L'Ordre des Templiers fut supprimé brusquement à cause de sa puissance d'une part et d'autre part parce que le roi de France, Philippe le Bel voulait s'approprier ses trésors. Les Frères qui ne furent pas arrêtés, emprisonnés, cherchèrent refuge dans les pays qui refusèrent de les extrader ou condamner, comme le Portugal et l'Écosse. C'est de ce côté que Pierre d'Aumont s'enfuit, déguisé en maçon et, dira l'Histoire, aida le roi Robert Bruce dans sa lutte contre les Anglais.
"Le siège magistral fut confié à Aumont, alors qu'il était déjà en Écosse, sur l’île de Mull, succédant à Beaujeu, neveu de Molay."

Mais un autre récit nous informe :
" Après la catastrophe (agression de l'Ordre) le grand maître de la province d'Auvergne, Pierre d'Aumont, s'enfuit avec deux commandeurs et cinq chevaliers. Pour n'être point reconnus, ils se déguisèrent en ouvriers maçons et se réfugièrent dans une île écossaise, où ils trouvèrent d'autres Templiers et décidèrent de continuer l'Ordre..."

Enfin, troisième variante:
" Le lendemain de l'exécution de Jacques de Molay, le chevalier Aumont et sept Templiers, déguisés en maçons, vinrent recueillir les cendres du bûcher "
Les différents auteurs racontent à leur manière et selon leur philosophie, cet évènement de la chute des Templiers et donnent également les noms successifs des grands maîtres, ainsi nous retrouverons Aumont II, III et IV. qui n’apparaissent pas en généalogie ni en Histoire…..

Pour le sérieux de notre saga familiale, nous n'en retiendrons qu'un, Pierre d'Aumont vers 1314, le seul qui puisse être plausible, car si les francs-maçons s'en réfèrent pour la continuation de leur Ordre depuis les Templiers et se veulent leurs successeurs - et c'est vrai que la maçonnerie émergea d'Écosse - même si leurs prétentions sont quelque peu nébuleuses, faute de documents, la saga de ce Pierre d'Aumont est, elle, véritable, puisqu'il paraît aux côtés du roi Bruce.
Nous verrons, avec les derniers Aumont, qu’il en sera reparlé par différents auteurs, car ceux-là aussi seront francs-maçons, et leur crédit sera d’autant plus grand que leur aïeul se trouvait mêlé à cet Ordre …

…………. Si Jacques Aumont, son oncle gardait le roi prisonnier lors de la Révolution et avait manqué, nous l'avons vu, perdre la vie, Louis Marie d’Amont, pour sa part était royaliste ce qui semble curieux étant donné que d’aucuns prétendent que la franc maçonnerie était l’instigatrice de la Révolution … Il fut blessé de deux coups de feu à la défense du Château des Tuileries le 28/2/1791, dans l'appartement même du roi.
Louis Marie d’Aumont sera, nous l’avons vu, franc-maçon, et participa très probablement à la création du Rite Ecossais Rectifié tel que connu après la Révolution. Pour parvenir à démarrer de nouvelles Loges, l’empereur étant hostile à une restructuration de ces chevaleries de noblesse car royalistes, on passa par l’Ordre de St Hubert, qui fut un ordre militaire et bienfaisant. En 1816, Jean Baptiste Bercaire de la Morre fut le premier grand maître par interim, et le 17 avril de la même année, le duc d’Aumont, pair de France et premier gentilhomme de la Chambre du roi fut élu Grand Maître à titre définitif. En fait, cet ordre de chevalerie était prêt depuis de nombreuses années mais le contexte politique et les évènements que l‘on connaît en ont occulté la création effective. Le duc d’ Aumont était l’homme de la situation, et il est dit que tout reposait sur sa personne, sa lignée, ancienne, était bien sûr prise en considération. En réalité, Willermoz, conseiller régional et franc-maçon, en est l’instigateur. Navigant dans toutes les eaux politiques tant novatrices que conservatrices du moment, il lui était aisé de cogiter de nouvelles structures qui puissent convenir à tous. Codifiant des degrés - la majorité des obédiences en comportent 33 - il nomme son 4ème degré Notuma faisant ainsi référence non seulement à un contemporain, mais aussi à Pierre d’Aumont dont nous avons parlé en 1316......Il serait fastidieux d’énumérer les articles des Règles et Statuts de cet Ordre qui seront signés par d’Aumont :

« Nous, Louis Marie Céleste, duc d’Aumont, pair de France, premier gentilhomme de la Chambre du Roi, lieutenant général de ses armées, commandant de la XIV ème division militaire etc.... Grand Maître de l’Ordre de St Hubert, sur le rapport et après la délibération du Conseil Chapitral, avons adapté, approuvé et confirmé les présents statuts et décidé qu’ ils seraient observés avec la plus scrupuleuse exactitude, sans qu’ aucune dérogation ne puisse être faite, sauf les changements, innovations et exceptions que nous jugerions nécessaires au bien et à l‘ intérêt général de l’ Ordre.
A cette fin, aux présents, signés de notre main, avons fait apposer le scel de nos armes, ce 17 avril 1816 » Le duc d’Aumont.

Il ne semble pas que les cerveaux bien pensants, Willermoz et d’Aumont, aient nécessairement voulu faire croire à une résurgence templière du fait de ces deux Aumont que cinq cent ans séparent, cela serait un peu fumeux pour un pair de France, mais certains historiens franc-maçons n’en ont pas écarté l’ idée à priori. En cause, les Compagnons du Devoir, que chacun connaît.
Maçons, tailleurs de pierres, ils existaient déjà à l’époque des Templiers qui les utilisaient pour toutes les grandes constructions et il y en eut ...Bien entendu, ces gens possédaient leurs petits secrets, et de nos jours encore, ils sont opérationnels. Lors de la disparition de l’Ordre des Templiers, ils furent bien obligés de se suffire à eux mêmes et s’organisèrent en confréries. Leurs statuts et règles anciens nous sont connus, et il semble bien que les franc-maçons en aient repris l’essentiel. Il y a donc bien une continuité raisonnablement acceptable vue sous cet angle uniquement. Mais en 1816, personne n’était si tatillon et l’idée de Willermoz permit de recruter un maximum de frères.
Lorsque Willermoz devra codifier son rituel maçonnique du 4ème degré, celui de St André, il l’orientera vers les valeurs chevaleresques, et le mot du grade sera Notuma-Aumont, pour continuer à égarer les indésirables.
Ajoutons que d’Aumont fut pressenti comme dignitaire « Du Suprême Conseil de L’Ecossisme » en difficulté. Il faut spécifier également, et ceci, tant pour éclairer les néophytes que pour cerner la personnalité du duc d’Aumont, que le Rite Ecossais Rectifié, dont le rituel de 1782 est toujours en vigueur de nos jours, se distingue par son caractère chrétien très affirmé tout au long du rituel. Composé de trois grades bleus, Apprentis, Compagnons et Maîtres, les trois hauts grades surtout, Maître écossais de St André, (équivalent au 18ème degré dans les autres obédiences) Ecuyer novice, (équivalent au 30ème) et enfin, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, (équivalent au 33ème et dernier degré) font ressortir ce caractère christique.
Ce duc d’Aumont fut donc franc-maçon de nombreuses années, et bien avant la Révolution.
Il est probable que des situations cocasses, sinon dangereuses ont pu se présenter aux deux hommes – oncle et neveu - ennemis en politique, comme en franc-maçonnerie puisqu’ils ne seront pas de même bord, une seule nous est connue: Louis d’Aumont défendant le roi à Versailles, tandis que Jacques d’Aumont et son bataillon venaient prendre livraison du roi pour le conduire en détention à Paris. Serait-ce sciemment que Jacques d’Aumont passa la main -si on peut dire- justement à ce moment à La Fayette qui se chargea dès lors de cette mission ?
Et qui peut nous dire si ces deux là n’ont pas justement souhaité cette situation afin qu’il n’y ait pas de perdant. En effet, celui qui se retrouverait, en finale dans le camp du vainqueur pourrait toujours obtenir la clémence pour la brebis égarée .......

Il est dit : "Le duc d'Aumont faisait partie du Grand Prieuré Russe du Rite Grec comme l'un de 66 commandeurs honoraires (Ordre de Malte)"

Aimée In... Extrait du site : http://www.aumontfamily.com

***

Merci à notre Soeur Aimée pour ce complément historique qui n'aura certainement pas pour effet de calmer le combat pacifique entre les tenants et les adversaires de la relation Templiers/franc-Maçons...
Je vous laisse cogiter, avec ou sans paracétamol... BREIZH.

Aucun commentaire: