LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES

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dimanche 28 novembre 2010

INFOS DU PORTAIL : LE CHIEN ABOIE ET LA CARAVANE PASSE... PAR UN FRERE DE LA LOGE LIBRE "GEORGE WASHINGTON" DE PERPIGNAN

Bonjour à tous.
Notre Frère Henri R… de la Loge Libre George Washington à l’Orient de Perpignan, nous propose ce texte qui, à son tour, résume bien notre philosophie :


* * *

T.C.F. Breizh,

J’ai le plaisir de t’adresser une réflexion sur la régularité :

LE CHIEN ABOIE ET LA CARAVANE PASSE…

De nombreux Francs-Maçons s’éloignent au fur et à mesure des obédiences maçonniques parce qu’elles ne mettent plus en pratique les principes de la Tradition, tant dans le domaine de l’idéal de droiture morale que dans celui de la liberté fraternelle.

Ces déviations obédientielles favorisent l’émergence d’un corporatisme de classe, digne de certains clanismes profanes. Hélas, cela se traduit souvent par des comportements sectaires qui sont contraires aux Constitutions de James Anderson, publiées en 1723. Les Obligations sont formelles : “Que vos démêlés particuliers ne franchissent jamais le seuil de la loge, évitez plus encore les controverses sur les religions, les nationalités ou la politique (article VI-2).”

L’esprit traditionnel de la Maçonnerie est le fruit d’une longue transmission dépourvue de toute expression dominante. Ancré, depuis des siècles, sur le sérieux et la tolérance de ses membres, il établit donc la régularité comme une valeur fondamentale. Voilà pourquoi l’esprit de la Tradition maçonnique ne fait que pérenniser un Ordre séculier depuis le temps des Maçons opératifs, Libres et Acceptés.

Aujourd’hui, il faut cesser de croire que la régularité maçonnique est celle dont se réclament les Obédiences actuelles. Depuis longtemps, les Loges régulières basent la régularité du Maçon exclusivement sur les obligations prises dans le cadre de sa réception. A l’origine, depuis les temps du XVIIe siècle, il est important de souligner que le rite englobe l’initiation individuelle et les obligations.

De nos jours, une Loge libre et souveraine n’a rien de commun avec une Loge sauvage. Le qualificatif de “sauvage” a souvent un caractère péjoratif. Certes, il ne faut pas oublier que de par sa définition première le “sauvage” est celui qui ne dispose d’aucune initiation ou instruction, ou qu’il manifeste un comportement barbare ou dangereux. Mais si tel n’est pas le cas, ce vocable est utilisé à tort, au même titre que le qualificatif de “hérétique” des temps moyenâgeux.

La Loge régulière, constituée de sept maîtres et plus, qu’elle soit libre et souveraine ou affiliée à une Obédience, a les mêmes droits et les mêmes devoirs à l’égard de la Tradition et de la dignité de l’homme. Elle doit se référer notamment au Grand Architecte de l’Univers sans aucune ambiguïté. Si elle respecte ces critères, elle est juste et parfaite et peut donc demeurer libre, indépendante et souveraine, si tel est son plaisir.

Le chien aboie et la caravane passe. Ah, le chien du roi Salomon ! Nom d’un chien, ne trouve-t-on pas l’interrogation suivante dans le catéchisme symbolique du manuscrit n°4 Dumfries, nom d’une cité d’Ecosse, daté de 1710 : « Que l’on devait tenir une Loge au sommet d’une montagne ou au milieu d’un marécage, là où l’on n’entend plus ni le chant du coq ni l’aboiement d’un chien » ?

Henri R…

* * *

Merci à notre Frère Henri et nos amitiés aux membres de George Washington à Perpignan, Loge référencée au Portail. BREIZH.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

La Loge thot de Valence souscrit complétement à ces propos et progresse dans le meme sens . A bientot dans nos loges . Accolade Fraternelle