LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES

LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES
POUR CONTACTER LA FEDERATION DES LOGES LIBRES ET SOUVERAINES (F.L.L.S.) EN ACCEDANT A SON SITE CLIQUEZ SUR LA PHOTO CI-DESSUS

lundi 22 mars 2010

DERNIERE TENUE DE LA LOGE "THOT" DE VALENCE

Bonjour à tous.
Veuillez trouver ci-après le compte rendu de la dernière Tenue de la Loge Libre THOT :
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Compte rendu de la dernière Tenue Régulière de la Loge THOT de Valence dans la Drôme, le mardi 16 mars 2010.
L’ordre du jour appelait l’affiliation d’un nouveau Frère et la lecture d’une planche ayant comme sujet : « l’utilisation des symboles maçonniques dans la vie ».
Un rapprochement fut fait avec le code d’honneur des arts martiaux et le comportement des judokas sur le tatami.
La parole a circulé sur les colonnes, pour conclure que la franc maçonnerie et les arts martiaux génèrent de la force intérieure, gage de maîtrise de soi-même.
La Chaîne d’Union invoqua l’égrégore de l’Atelier pour le faire descendre sur tous les membres, présents comme absents.
La Tenue fut suivie d’agapes très fraternelles.
Pour tout contact ....thot.hermes.1@gmail.com
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Bon début de printemps. BREIZH

ARTICLE DU CHAPITRE LIBRE "LES PERTHUIS" DE LA ROCHELLE

Bonjour à tous, Amis du Portail.
Notre Frère Jean-Claude V. du Chapitre Libre « Les Perthuis » à la Rochelle me propose cet article qui nous remémore certains problèmes qui subsistent malheureusement encore à l’heure actuelle et nous sommes bien placés pour le savoir :

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«En lisant un numéro de Renaissance Traditionnelle vieux de presque 40 ans je suis tombé sur l’article qui suit.
Que s’est-il passé depuis ?
En 2000 neuf obédiences se sont reconnues sous le nom de La Maçonnerie Française ce qui est un petit nombre par rapport au nombre d’Obédiences et de Loges Libres existantes.
Depuis aucune nouvelle adhésion…
De plus en plus d’Obédiences, de Loges, de Conseils, de Chapitres et d’Aréopages refusent l’accès aux Frères même quand il y a des accords,et je ne parle pas des Soeurs…
Heureusement, il y a La Maçonnerie Libre qui se développe très lentement, mais grâce à Internet le mouvement s’accélère.
N’oublions pas ce que dit la plus ancienne divulgation connue à ce jour, la Maçonnerie Disséquée de Samuel Prichard :
« Où avez-vous été fait Maçon? Dans une Loge juste et parfaite.
Qu’est-ce qui fait une Loge juste et parfaite ? Sept ou plus ».
Mobilisons nous pour un Ordre d’union, de Liberté et de Fraternité.
Jean-Claude V.

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Lettre adressée par un lecteur à la revue "Renaissance Traditionnelle" :
« Félicitations ! Votre revue est telle que je la souhaitais, elle est exacte au rendez-vous de l'opportunité, de la nécessité. Bravo pour le contenu, bravo pour l'esprit qui l'anime. Frappez fort ! C’est le moment ! C’est notre heure ! Ayons attention : la jeunesse est dans l'attente de ce que seule notre tradition peut lui apporter : enracinement immémorial, fraternité mystique, cérémonial, et surtout cette filiation pythagoricienne qui met notre spiritualité, seule entre toutes, en phase avec l'humanisme scientifique en gestation.
Si nous ne sonnes pas exacts au rendez-vous, d'autres le seront : de vagues hitlers grouillent dans l'ombre. Nous avons déjà failli être submergés par une vague ; que sera-ce lors de la grande crue ? Mais quelles sont les sources profondes de ce flux révolutionnaire ? Ni l'économie, ni la politique, ni le social (les jeunes s'en moquent) c'est la faim du sacré, c'est la soif de la fraternité, c'est le christianisme primitif.
Votre revue arrive donc à point nommé. Ne relâchez surtout pas votre lutte pour que se réalise enfin cette fraternité maçonnique universelle que les jeunes espèrent trouver, et dont l'absence les déçoit tant. C'est la besogne urgente. Laissons à chaque obédience sa personnalité propre, c'est très bien ainsi ; mais créons une fédération qui présentera aux maçonneries étrangères et au monde profane le front uni d'un Ordre Maçonnique Français : quelle force d'attraction, de contagion, n'aurait-il pas en Europe ! Des obédiences européennes ne tarderaient pas à s'y agréger, heureuses d'y trouver le moyen de rejeter l'absurde tutelle vaticanesque de Londres, et de laisser aux Frères que cela amuse le hochet de la soi-disant régularité. Il n'est qu'une régularité: celle de la Loge; les jeunes se moquent des querelles obédientielles et ils ont raison; ce qu'ils veulent, c'est pouvoir aller partout, en frères; si nous ne le réalisons pas très vite (et c’est facile), ils iront ailleurs. Voilà ce que je tenais à vous dire; pardonner-moi d'avoir été un peu long. ……

Réponse du Rédacteur de la revue :
Nous notons votre opinion sur les problèmes de l'unité maçonnique française. Il est certain qu'il faut chercher dans la direction d'une confédération. Il est certain aussi qu'il y a urgence.

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Et oui, il y a 40 ans, et nous n’avons pas avancé d’un centimètre depuis…jusqu’à ce que le réseau internet nous permette de … mais ça c’est une autre histoire, et nous en train de l’écrire ensembles…
Amitiés à tous et toutes, Profanes comme Maçons. BREIZH.

COMMUNICATION DE LA LOGE LIBRE "LES COMPAGNONS DE LA PIERRE FRANCHE"

Bonjour à tous
Les Frères de la Respectable Loge Libre et Souveraine "Les Compagnons de la Pierre Franche" à l'Orient de Paris, me demandent de vous communiquer cet article :
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Allons à l’essentiel !

A l’heure où les scandales de toutes sortes secouent les obédiences maçonniques nationales, de nombreuses Loges quittent leur obédience avec pour objectif d’en rejoindre une autre.

Devant les abus de pouvoir de leurs grand-maître et suprêmes conseils réunis, plusieurs dizaines de Loges franciliennes de la Grande Loge Nationale Française viennent de se déclarer indépendantes et en même temps font une demande auprès de la Grande Loge de France ou du Grand Orient de France pour rejoindre une autre fédération au dogme plus ou moins « dirigiste ».

En agissant de la sorte, les Frères de ces Loges perdent leur temps et ne vont pas à l’essentiel, c’est-à-dire pour un maçon : de travailler sur les aspects spirituels, symboliques et ésotériques de la tradition des bâtisseurs.

Nous venons de citer trois des obédiences les plus importantes, mais le constat est le même pour tous les regroupements maçonniques et toutes les obédiences, et cela quelque soit la forme adoptée par ces structures administratives et profanes.

En effet, la cellule de base de la maçonnerie initiatique c’est la Loge et le reste ne sert strictement à rien sinon à apporter du pouvoir, à vider les comptes en banque et flatter l’égo de ceux qui dirigent ces structures initiatiquement inutiles.

Une véritable et authentique Loge Libre et Souveraine se doit de diriger son destin seule et non sous la houlette d’une entité supérieure. Bien évidemment, les obédiences ont toujours réprouvé la volonté d’indépendance des Loges soit en les qualifiant de « sauvages », ou encore en les accusant de dérive sectaire.

Les Frères à la recherche d’une démarche initiatique et désireux d’aller à l’essentiel sont en droit de se poser cette question : pourquoi autant d’énergie consommée pour contrôler les loges en inventant de pseudo régularités ?

Notre Loge n’a pas de réponse à cette question, mais ce qui est sûr c’est que cela n’est pas très joli à voir de l’extérieur et les profanes à la recherche d’authenticité restent perplexes devant autant de battage médiatique et de nombreux maçons abusés finissent par démissionner et certains même en deviennent des anti - franc-maçons convaincus.

En résumé, la franc-maçonnerie obédientielle se discrédite toute seule et le travail initiatique ne se fait pas et cela malmène les êtres, profanes comme initiés, d’un extrême vers un autre, alors que la voie initiatique est normalement celle du milieu.

Cet article s’adresse donc aux Frères à la recherche d’initiation et les invite à fuir le pouvoir, à prendre leur destin en main, à découvrir les saveurs de la liberté et à s’orienter vers l’essentiel : la Lumière et le travail que cela nécessite !

Cet article s’adresse également aux profanes afin qu’ils sachent que certaines Loges dites « indépendantes » ou « sauvages » ont choisi de fuir le monde de la « variété », du désordre et de la confusion.

Les Frères de la Loge « Les Compagnons de la Pierre Franche »
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Bonne semaine à tous , Profanes comme Maçons. BREIZH.

mercredi 10 mars 2010

BULLETIN DE FEVRIER DU TRIANGLE "PHARAON" A BRIVE

Bonjour à tous, Profanes et Maçons.
Voici le Bulletin de février du Triangle Pharaon à l'Orient de Brive:
"Pour le mois de Février 2010 des nouvelles …………………
Le Triangle PHARAON à Brive s’est réuni au mois de Février autour de deux thèmes « L’absence » et « le silence » :
L’absence :
Quelques définitions de l’absence :
Absentéisme/carence/défaillance/défaut/défection/disparition/éclipse/égarement/éloignement/escapade/inattention/manque/omission/oubli/privation/rien
Oui, plusieurs formes d’absences existent :
-l’absence momentanée : c’est celle de l’enfant qui part sans ses parents en vacances / celle de l’élève qui devenu étudiant, quitte la maison familiale / celle de l’enfant qui se marie / de l’être cher qui doit s’éloigner pour moult raisons.
L’absence dans ces cas là génère le vide, mais aussi la crainte, la peur.
-L’absence définitive : elle a une toute autre dimension : le souvenir va alors se substituer à la présence, au quotidien. Quand ce quotidien est bousculé par l’absence, que l’avenir semble ne pas pouvoir exister, alors l’incompréhension réciproque, qui appartenait au quotidien, fait place dans l’absence à un nouveau dialogue orchestré par celui qui reste. Confronté par l’absence, on n’oublie pas, on s’habitue.
A la réflexion :
-L’absence momentanée, malgré les gênes, les souffrances qu’elle provoque s’inscrit toujours dans l’espoir
-L’absence définitive a du mal à laisser place à l’espoir, car dans quel cadre peut bien se situer cet espoir ? Il passe nécessairement par une remise en question de soi même, parfois une remise en question presque totale.
Les solutions :
-Chaque événement est unique et il est certainement bien difficile de tirer du passé des leçons pour anticiper sur son propre comportement à venir. L’expérience des uns n’est jamais transmissible aux autres, mais même son propre vécu ne permet de prévoir nos réactions à venir dans des situations qui sembleraient voisines. Malgré tout je veux espérer que devant des situations qui me semblent aujourd’hui appartenir à l’acceptable, je serais à même de rester positif mais je n’en suis pas sûr CARPE DIEM !!!
Le silence :
Si l’on en croit le dictionnaire, le silence serait l’absence de bruit.
Mais, si nous commencions par écouter le silence……Qu’entendez-vous ?
Sommes-nous devant un silence pesant ?
Un silence lourd de sous entendus ?
Ou encore devant un silence chargé d’émotions ?
Un silence recueilli ?
Peut être un silence évocateur, mais évocateur de quoi ?
Cela dépend bien évidemment des circonstances.
Nous arrivons à une des vertus essentielles du silence : nous ne pouvons parler et réfléchir à la fois, écouter et réfléchir à la fois. Oui pour réfléchir nous avons besoin du silence, du silence intérieur, faisant abstraction de tout ce qui pourrait le troubler.
La parole n’est jamais que la transcription d’une réflexion échafaudée dans le silence intérieur, c’est une forme d’action qui suit la réflexion.
Le silence est si important qu’il a fait l’objet de bien des citations et des réflexions :
Philosophiques/passionnées/critiques/artistiques/sexistes/indirectes/politiques/moderne.
Il peut être aussi :
Suggestif/fort/scientifique/absolu/relatif/intérieur/définitif.
Il a aussi une haute valeur symbolique
Le silence de l’apprenti/le silence en atelier.
merci de m’avoir lu en………………………………..silence.
Et pour terminer une pensée :
Le mal qui ne nuit en rien est tout pareil au bien qui ne me sert à rien : comme les joncs qui retiennent les brindilles formant bientôt un barrage qui les noiera."
Bonne fin de semaine à tous. BREIZH.

BULLETIN DE MARS DU TRIANGLE LES LIBRES DISCIPLES D'HERMES A VALENCE

Bonjour à tous, Profanes et Maçons.
Voici le dernier bulletin du Triangle de Recherches de Valence :
"Le vendredi 05 mars 2010, le Triangle de recherches des Libres Disciples d Hermès a tenu sa séance d instruction. Nous avons évoqué l’Astrologie en relation avec la kabbale, et notamment la position des astres et des signes du zodiaque sur l’Arbre de Vie. Tous les membres de l’atelier ont décliné leur ressenti et l’impact de ce type d’instruction dans la vie en général. L’échange entre frères et Sœurs, c’est fondamental, restait basé sur la TRADITION. Nous avons décidé de lire l’ouvrage suivant : TOTAL KABBALE de Maggy Whitehouse et de travailler chaque mois sur un paragraphe différent en vue de préparer une instruction collective sur la THEURGIE, mais ce dans la tolérance et la fraternité. Nous appliquons, bien sûr, la méthode maçonnique qui respecte les différences et ne permet aucune dérive."
Pour tout contact mailto::%20%20thot.hermes.1@gmail.com
Bonne semaine à tous. BREIZH.

vendredi 5 mars 2010

PENSEE FRATERNELLE POUR LES VICTIMES DE LA COTE ATLANTIQUE

Au nom de toutes les Loges référencées et de tous les Amis , Profanes ou Maçons, intervenant régulièrement sur nos "Colonnes", je présente à toutes les victimes du récent déchaînement climatique ayant touché la Côte Atlantique, nos sentiments de compassion fraternelle.
Et je dis bien "fraternelle", car dans le malheur les êtres humains sont tous Frères et Soeurs...
Cette compassion s'adresse particulièrement à ceux et celles qui pleurent la disparition d'un être cher. Il est vrai que les mots ne peuvent effacer la souffrance, espérons seulement que l'idée de "Partage" qu'ils portent en eux puisse aider à l'atténuer.
Je demande à nos Frères et Soeurs maçons des Loges Libres de La Rochelle, qui sont au coeur de cette zone sinistrée, d'être les vecteurs de cette compassion qui leur est également destinée...
BREIZH

lundi 1 mars 2010

LE RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS MISRAIM, VOIE ORIENTALE, PRESENTE PAR LES ATELIERS DE PERFECTIONNEMENT LIBRES DE NICE

Bonjour à tous , Ami(e)s Profane et Maçons du Globe.
Mon correspondant niçois me demande de diffuser une présentation de la Voie Orientale du Rite de Memphis Misraïm pratiqué par les Loges Libres Niçoises :
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Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, Voie Orientale.
Cénacle KHORSHED de Nice.
Ateliers de la Charte des Loges libres et Indépendantes
Le Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm n'est pas une Religion, ce n'est pas, non plus, une philosophie ... ce n'est pas un volume de prescriptions dictant un art de vivre sa vie ... ni un recueil de règles de savoir faire ...Le Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm, voie Orientale, n'est ni Judéo-chrétien, ni Musulman, ni Indou, ni Tibétain, ni Égyptien ancien .... il est tout simplement la vie dans sa complétude et dans ses ressources les plus subtiles ... car il est ce que l'homme fut, ce que l'homme est .... et sans doute, s'il a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et que son âme comprenne ...alors, il est, déjà, ... ce qu'il sera demain ... un être en évolution ou en involution ... Ce Rite est une voie d'accès à la connaissance parmi tant d'autres ... mais cette voie d'accès ci est très spéciale ... elle offre un déambulatoire où chacun peut découvrir le point à partir duquel il pourra développer sa propre équation et déployer sa propre personnalité... et non pas celle des autres ... en cela pourrait-on dire qu'elle est Pythagoricienne. Dès lors, cette voie inventorie tous les champs investis par la pensée et l'esprit humain (en cela elle est Taoïste) ... de telle sorte que Science fondamentale et Chamanisme se côtoient et dialoguent (En cela elle est Expérimentale, Alchimique et Magique ) ... de même que l'Astronomie côtoie l'Astrologie (En cela elle est rationnelle et Karmique) ... Ce Rite fait passer le cherchant ... d'être asservi par un égrégore collectif à un être libéré , autonome, transmuté ayant atteint sa propre Réalisation (en cela elle est Tibétaine).Que l'on se comprenne bien : une recherche éclairée nécessite le libre arbitre absolu ... ainsi elle nécessite le dialogue avec les meilleurs d'entre-nous où qu'ils soient y compris dans le monde profane ... A bien y songer, il nous importe peu de savoir à quelle chapelle appartient celui qui a la gentillesse d'apporter sa propre lumière ... il est et pratique, seulement, un acte d'amour qu'est le partage de ce qu'il est devenu au moment où ce partage a lieu ... La voie Orientale consacre l’autonomie de chaque être et respecte le tracé individuel de chacun … dès lors dans cet échange, organisé dans nos ateliers, quiconque porterait des jugements ou poserait des étiquettes négatives ou utiliserait des propos à des fins assimilatrices (voire provocatrices) deviendrait lui-même un ignorant cristallisé dans ses propres schémas & certitudes ... l'éloignant, du même coup, d'une rencontre possible avec lui-même au profit d'une satisfaction "de vérité de comptoir" ... nous le savons comme le dirait si bien un frère que j'apprécie grandement "le temps passe ... et nous passons" ... il est urgent de marcher lentement mais sans perte de temps !!!L'Esprit souffle où il veut et quand il veut ... Alors, bien malin est celui qui peut parler au nom de "la vérité" ... s'il pense que "sa vérité" a valeur unique et indiscutable en la transformant en fondement universel .... il devient l'imposteur ... à fuir absolument Qu'est-ce que le Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, voie Orientale ... c'est assurément un chantier ... c'est un chantier que l'on assimilerait à des fouilles, à des exégèses ... extirpant des couches "géologiques" et des "sédiments" du Cortex et du néocortex la substantifique liqueur permettant de retrouver nos essences premières et nos potentialités foncières... Je reprendrais volontiers la remarque de Toni Ceron dans son livre "Sphinx, Grande Pyramide, l'Alchimie Intérieure" : "C'est pourquoi, une véritable école de l'esprit est un chantier, une mine, et ses élèves des charbonniers, non des bipèdes diaphanes qui ont plus appris à se renier qu'à se comprendre" ... et il continue en disant: "Le chercheur, chevauchant le tigre, comme disent les orientaux, agira en conséquence, apprenant, ainsi, à laisser couler son âme à travers les apparences karmiques suscitées en lui dans une non-violence spontanée et fondamentale, comme un cadeau des Cieux" ...
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Une bonne semaine à tous et toutes. BREIZH.

PLANCHE DE LA LOGE LIBRE "LA ROSE DU PARFAIT SILENCE" : "L'OBEDIENCE IDEALE"

Bonjour à tous et toutes , Profanes comme Maçons.
C'est avec un très grand plaisir que je vous retrancrits la Planche de mon Frère Jean-Claude, Membre des R.L. "la Rose du Parfait Silence" et "l'Etoile Polaire" à l'Orient de Lille.
Cette planche résume en effet fort bien la mentalité de notre Portail des Loges Libres qui n'existerait pas sans le courage des ces Frères et Soeurs qui font honneur à leur "Maîtrise" en prenant en main sans complexe leur destinée et celle de l'Ordre Maçonnique qui les a reçus en son "Centre" :
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Les Obédiences Maçonniques
Le propos de ce travail n’est pas de présenter une étude historique et statistique sur les obédiences maçonniques. Pour cela il existe de nombreux sites internet qui donnent la liste de toutes les obédiences du monde entier avec leurs effectifs, leur date de création, leurs caractéristiques, etc. Rien que pour la France on en compte plus de 30. Il y en a des très grandes et des minuscules.
-Dans un premier point on déterminera ce que doit apporter une obédience aux loges qui la composent (c’est le côté positif).
-Dans un deuxième point on constatera le comportement réel de celles-ci (c’est le côté négatif).
-Dans un troisième point, on tentera d’établir un cahier des charges reprenant les conditions que nous, loges indépendantes, exigerions pour adhérer à une obédience ou pour en créer une.

Le véritable rôle des obédiences
Il faut d’abord constater que la vie et le travail maçonnique ne peuvent se pratiquer que dans une loge. A l’inverse des activités sportives ou ludiques dont les clubs sont obligés d’adhérer à des structures institutionnelles ou associatives pour organiser leurs rencontres et tournois, les loges maçonniques n’en ont nullement besoin pour leur fonctionnement.
Les loges ont forcément existé avant les obédiences. La première de celles-ci, Grande Loge Unie d’Angleterre, a été fondée à Londres en 1717 par la réunion de quatre loges qui fonctionnaient depuis longtemps. Le but de cette première association de loges était uniquement d’organiser ensemble des agapes plusieurs fois par an.
Une obédience c’est donc une fédération de loges qui n’a pas un caractère intrinsèquement maçonnique, mais uniquement administratif. Ce n’est pas une super-loge.
La première utilité de l’obédience est la mise en commun de ressources financières permettant de gérer un patrimoine immobilier (temples et salles humides) indispensable au fonctionnement des loges. Peu de loges ont la possibilité d’être propriétaires de leurs locaux et surtout de les entretenir correctement. La seule solution est d’être locataire. Par exemple le complexe maçonnique de Lille-Ronchin, dans lequel fonctionnent environ cinquante loges, appartient la G.L.D.F.
Dans d’autres cas, même si l’obédience n’est pas directement propriétaire des locaux, elle participe souvent aux investissements dans des travaux importants : réfection complète d’un temple ou d’une salle humide, installation d’une cuisine professionnelle, etc…
Il y a également le rassemblement de ce qui est épars, l’union fait la force, dit-on. Il semble intéressant de favoriser les communications, d’organiser des rencontres, entre de nombreuses loges pratiquant le même rite. L’obédience doit apporter un soutien matériel, administratif, juridique si nécessaire, à toutes ses loges. La plupart des obédiences éditent un annuaire de leurs loges, indiquant leur lieu de réunion et les coordonnées du V.M.
Il y a aussi le côté représentatif. Il est bon que les Présidents des associations obédientielles s’expriment dans les médias pour faire connaître la Maçonnerie avec un maximum de transparence.
C’est aussi la solidarité. Une obédience a plus de moyens qu’une loge isolée pour venir en aide aux Frères en difficulté. Certaines on créé un orphelinat maçonnique pour aider les enfants de Frères décédés.
Tout cela serait bien beau dans le « meilleur des mondes » maçonnique.

Mais voyons maintenant comment se comportent les obédiences.
Commençons par le cas le plus grave. La Maçonnerie anglaise, qui par son ancienneté se croit seule détentrice de la vérité (première erreur maçonnique), et ses filiales, dites « régulières » implantées dans le monde entier (en France la G.L.N.F.) font obligation à leurs membres de croire en un dieu révélé. Ce n’est pas le simple concept de « Grand Architecte de l’Univers » ou de « Sublime Architecte des Mondes » que chacun peut interpréter à sa façon. Cela équivaut, sinon de pratiquer, au moins de faire allégeance à une religion, (au départ c’était l’Eglise Anglicane) c'est-à-dire d’accepter un dogme. Ce qui est tout à fait contraire à l’esprit maçonnique. C’est une violation de la conscience des Frères (Chez eux il n’y a évidemment pas de sœurs).
Qu’une loge adopte cette attitude, ça peut-être discutable, mais cela relève de sa liberté, de l’affirmation de sa personnalité. Mais au niveau d’une obédience c’est inadmissible, ça ne relève pas de sa compétence.
On constatera aussi que ces obédiences font interdiction à leurs membres de fréquenter tout autre formation maçonnique. Si elles ne les considèrent pas comme maçons, ce qui est implicitement le cas, comment peuvent-elles interdire à leurs membres de participer aux activités d’associations profanes, de type culturel et pourquoi pas de clubs de bridge ou de pétanque ?
Au-delà de ces cas extrêmes, que l’on peut qualifier d’intégrisme maçonnique, il existe bien d’autres formes d’ostracismes, de rivalités rien qu’entre les obédiences elles-mêmes.
On arrive à l’éternelle question des reconnaissances réciproques ou non. Je te reconnais, je ne te reconnais pas. Et ce n’est pas seulement propre à la maçonnerie anglaise. Cela peut aller jusqu’à l’interdiction de recevoir les membres de telle ou telle obédience. Un exemple récent : suite à une querelle entre leurs dirigeants, le Droit Humain avait interdit à ses membres de visiter les loges de la G.L.M.F. pourtant mixtes l’une comme l’autre et qui avait une longue tradition de se fréquenter.
De ce point de vue, celles-ci, au lieu de rassembler ce qui est épars, font tout pour diviser ce qui devrait être la maçonnerie universelle. On dit que c’est comme les pyramides, les bases se rapprochent, mais les sommets s’écartent.
Il ne faut pas perdre de vue qu’une loge reçoit en visite un Frère ou une Sœur, en tant que maçon initié, mais certainement pas en tant que membre d’une obédience.
Et on peut citer les nombreuses formes de dictature que les obédiences exercent sur leurs loges. Dans la plupart des cas une loge ne peut initier un profane sans avoir préalablement envoyé un dossier au siège de l’obédience et en avoir obtenu l’autorisation. On constate aussi de nombreuses tracasseries bureaucratiques de la part des grands secrétariats faisant obligation de justifier, documents à l’appui, tout mouvement : démission, radiation, etc
Il existe partout des Règlements Généraux plutôt draconiens. Un simple exemple : lors de l’élection du collège des officiers, les cinq premiers doivent être élus à bulletin secret même s’il n’y a qu’un seul candidat. L’application de ces règlements, qui pourrait à priori relever d’une saine discipline, se révèle un facteur de discorde au sein d’une loge. Si celle-ci, estimant ces dispositions trop contraignantes, voire ridicules, décide de passer outre, on trouvera toujours, en son sein, un Frère mécontent, et malveillant, pour contester et faire remonter à l’obédience ses récriminations, avec les conséquences que l’on peut deviner : rappel à l’ordre, annulation de l’élection, etc …
Il existe aussi des tribunaux maçonniques. Chaque loge doit désigner ses délégués judiciaires. Belle mentalité dans ce qui ne devrait être empreint que de fraternité.
A la G.L :D :F : il y a des inspecteurs des loges. C’est pire que dans l’Education Nationale.
Dans bien des cas on impose de pratiquer des rituels à la lettre près.
La plupart des obédiences masculines font interdiction absolue à leur loges, dont certaines le désireraient, sans aller jusqu’à la mixité, de simplement recevoir des soeurs en visite.
Quand on constate tout cela, et la liste est loin d´être exhaustive, il est évident qu’une loge, membre d’une obédience, dans l’état actuel des choses, n’est pas une loge libre.
Et que dire de l’élection (il peut paraître impropre d’utiliser ce terme à consonance démocratique) des Présidents et Membres des Bureaux de ces obédiences (on dit même "Grands Maîtres et Grands Officiers"...comme s'il pouvait en exister des "Petits"...). Dans la plupart des cas les Loges élisent leur député qui les représente dans les instances régionales et nationales. Ceux-ci élisent ensuite des Conseillers Fédéraux (tiens , enfin un terme réèllement associatif...). Et il faut voir les magouilles qui entourent ces élections. Les pratiques, peu honnêtes, de la politique politicienne du monde profane sont parfois dépassées. Vu l’acharnement mis à les obtenir, il faut croire que les places sont bonnes.
Le Conseil Fédéral, appelé aussi Suprême Conseil, composé de 33 membres, la plupart ayant atteint le 33ème degré du rite, dirige réellement l’obédience, et désigne "le Grand Maître et les Grands Officiers".
Un rare exemple de démocratie nous est donné par le Grand Orient du Portugal, dont le "Grand Maître" et son adjoint sont élus tous les trois ans par tous les Frères Maîtres de l’obédience à jour de leur capitation. Mais une fois élus ceux-ci choisissent leur Collège de "Grands Officiers", et dans la pratique se comportent envers les Loges de façon aussi dictatoriale qu’ailleurs.
Venons-en maintenant à la partie financière. La plupart des obédiences font payer à leurs loges une capitation annuelle, dite capitation administrative, hors frais d´hébergement, qui par exemple s’élève actuellement à 165€ par Frère à la G.L.D.F. c´est à peu prés le même montant dans la plupart des obédiences. Les plus importantes gèrent donc d’énormes budgets annuels (plus de 6 M€ pour la G.L.D.F.). Qu’est-il fait de cet argent ?
L’analyse des documents comptables fait apparaître que la grande majorité des dépenses concerne d’abord l’entretien d’un immeuble de prestige dans la capitale, siège social, bureaux, temples et salles de réunions fastueux, bar, restaurant etc… des frais de personnel importants, des frais non négligeables pour l’organisation des convents, réunions solennelles au niveau national et régional, séminaires et commissions diverses, d’énormes frais de représentation et surtout de déplacements du "G.M. des Grands Officiers", des Conseillers fédéraux et jusqu’aux députés des loges, des frais dits de communications, honoraires divers etc.…
Quand l’argent est facile, dit-on... On peut citer quelques dérapages retentissants. Le « Club Ecossais » chargé de la gestion du bar et du restaurant du siège de la G.LD.F. rue Puteaux à Paris, a présenté, il y a quelques années, un déficit de plusieurs millions de francs, épongé évidemment par l’obédience. On peut citer plus récemment les salaires faramineux versés à des employés du Grand Secrétariat du G.O.D.F. Ailleurs, certaines opérations immobilières ont été mal réussies, voire douteuses.
Qu’est-ce que tout cela peut apporter de concret et d’utile aux loges et aux Frères qui cotisent ?

Cahier des charges de l’obédience idéale que nous recherchons... encore...
Elle est une fédération de loges totalement souveraines. Celles-ci peuvent être masculines, féminines ou mixtes. Elles peuvent pratiquer n’importe quel rite et à leur façon. Elles recrutent (initiations, affiliations) procèdent aux augmentations de salaires, et quand il le faut à des radiations. Elles élisent leur collège d’officiers, sans en référer à personne. L’obédience en est simplement informée pour lui permettre de tenir à jour le tableau de ses effectifs.
Les loges des grades supérieurs doivent être traitées comme les loges dites « bleues ». Les grades atteints par les Frères et les Sœurs, ne relèvent que de leur parcours initiatique, et ne doivent avoir aucune influence au niveau de la direction de l’obédience.
Evidemment l’obédience ne présente aucune orientation philosophique, religieuse ou politique elle est exclusivement administrative.
C’est une association type loi 1901 qui doit en respecter les règles. Son conseil d’administration : Président, Secrétaire, Trésorier (que l’on peut évidemment appeler Grand Maître, grand ceci, grand cela, ce n’est qu’une question de sémantique) doit être élu démocratiquement chaque année par l’Assemblée Générale (Qui peut être appelée Convent si on veut).
Au niveau financier, la plus grande transparence doit être de rigueur. Un rapport justifiant toutes les dépenses et les recettes doit être présenté chaque année à l’Assemblée Générale. La capitation doit être la plus faible possible. Il convient de réduire au maximum les dépenses d’administration et les frais de représentation, déplacements etc… La priorité doit être donnée aux investissements et à l’entretien de l’immobilier, indispensable à l’hébergement des loges. Cela en vue d’assurer la sécurité la fonctionnalité et le confort de ces locaux, à l’exclusion de toute dépense superflue ou ostentatoire.
Alors, mes Frères et mes Sœurs, qui se sent une vocation de fondateur ?
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Merci mon TCF Jean-Claude, il est intéressant de voir que tu me proposes de publier cette planche juste au moment où je viens de terminer de finaliser, avec un autre "Maçon Libre", un article sur "La Fédération des Loges Libres" , facade légale de notre Portail ...Le "GADLU" y serait-il pour quelque-chose ?...
Bon début de Mars à tous et toutes (Mars , la planète rouge, couleur de l'Alchimie et donc de la transformation...de quoi s'initier à beaucoup de choses non ? ...)
Votre dévoué Webmestre. BREIZH.

PLANCHE D'UNE SOEUR DE LA LOGE LIBRE "IMOTEPH" DE NICE SUR "LE PETIT PRINCE" DE SAINT EXUPERY

Bonjour à tous et toutes.
Encore une nouvelle Loge Libre qui se lance dans la "production" de ses planches maçonnique sur le Portail des Loges Libres : IMOTEPH est donc la troisième après PHARAON de Brives, et THOT de Valence.
Et c'est encore une très belle Planche, qui reprend cette fois l'étude de l'oeuvre colossale du "Maçon sans tablier" Antoine de Saint-Exupéry : "Le Petit Prince" :
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"J’avais lu le PETIT PRINCE vers l’âge de 12-13 ANS à la préadolescence, période de la vie où l’enfance glisse imperceptiblement vers l’âge adulte, l’âge des grandes personnes pour reprendre les mots de l’auteur. J’en avais gardé le souvenir d’un conte frais, sensible, merveilleux grâce à la présence d’un petit garçon à la chevelure d’or, au rire cristallin, au caractère bien trempé, d’une jolie rose coquette et capricieuse et d’un petit renard rusé à la recherche d’un ami.
A la relecture de ce petit roman je me suis rendue compte que j’étais passée à côté de l’essentiel, car c’est en réalité le récit d’une quête, une histoire de doutes et d’errance à la recherche du sens de la vie, de notre vie.
Mon approche aujourd’hui ne sera pas une approche chronologique (quoique), je tenterai de suivre une approche symbolique.

Les personnages principaux sont :
- Le Pilote tombé du ciel dans le désert. En panne de moteur sa première mission concrète est celle de réparer son avion car pour lui c’est une question de survie. Il représente l’homme, semence céleste (et par extension nous-mêmes) perdu dans le désert de la non connaissance. A lui, (et par extension, à nous) de sortir de cette ignorance à l’aide de notre raison et surtout de notre cœur.
-L’Enfant appelé « Le Petit Prince » est tombé, lui aussi, du ciel. Il est beau, curieux, plein de sagesse et de maturité. Il représente la spontanéité, la fraicheur, la naïveté, le cœur, et surtout l’amour.
-Le Renard habituellement associé à la flatterie, au mensonge, à la malice et à la ruse est dans ce contexte un guide car en dehors de son appétit pour les poules il a de l’appétit pour autre chose : il cherche un ami pour que sa vie soit ensoleillée.

L’histoire commence, donc, par un état de crise : un avion en détresse qui se pose dans le désert.
Qui n’a pas connu des moments de doutes, de périodes douloureuses, de crise morale, où tout nous abandonne, où l’on s’abandonne, ou l’on a l’impression de toucher le fond du fond ? Nous nous trouvons, alors, dans un véritable désert moral. Lui, le pilote, après un atterrissage forcé, se trouve dans un lieu d’isolement propice à la prise de conscience, à la réflexion, à la mise à nu où les acquis deviennent inutiles et où les certitudes n’existent plus.
C’est un lieu qui nécessite la conjonction des forces physiques et morales car il s’agit d’un dépassement de soi à 2 niveaux : Sans mouvement (donc force physique) la disparition de la matière ou mort est certaine. La force morale permet la relativité, la recherche de l’essentiel, la redécouverte du vrai sens de son intériorité.
Ce lieu de lutte pour la survie demande, donc, des efforts, un réel dépassement de soi, une synergie entre le soi et les éléments naturels, hostiles : il faut avancer pour trouver de l‘eau, pour boire. Mais cela demande aussi un vrai combat avec soi-même pour lutter contre nos vieux démons, à savoir notre propre ego. De quelle eau s’agit-il donc? « Ce qui embellit le désert, dit le Petit Prince, c’est qu’il cache un puits quelque part. » Véritable lieu de vie le puits et sa corde permettent la remontée de l’eau contenue au profond de la terre-mère. Et la corde peut être comparée au cordon ombilical qui relie la mère et l’enfant, contenant ainsi toute la substance nécessaire à la vie. L’eau que contient ce puit est bonne, car elle contient tout à la fois : la recherche, l’attente, le doute, la marche sous les étoiles, les efforts pour hisser le seau jusqu’à la margelle : « j’ai soif de cette eau-là dit le Petit Prince, Et je compris, dira l’auteur, ce qu’il avait cherché! Il but les yeux fermés. C’était doux comme une fête. Cette eau était bien autre chose qu’un aliment. Elle était née de la marche sous les étoiles, du chant de la poulie, de l’effort de mes bras. Elle était bonne pour le cœur comme un cadeau. » . Cette eau se gagne, elle est profonde : il faut d‘abord descendre pour que l’eau monte ensuite, l’eau montante est la base nourrissant la conscience. Elle n’est pas un dû mais une récompense et c’est dans l’eau du puits de chacun qu’est dissimulée la vérité, à nous donc de la puiser.

Mais qui est ce Petit Prince?
On apprend qu’il vit sur une planète « l’Astéroïde B612 « à peine plus grande qu’une maison »; ses activités principales consistent à ramoner les volcans, même celui qui est éteint, et à couper les baobabs pour qu’ils n’envahissent pas sa planète. Car les graines de baobabs sont d’abord invisibles, elles croissent timidement comme des pousses de rosiers envahissant tout si l’on n’y prend pas garde et devenues baobabs elles font éclater la planète. Ces travaux quoique répétitifs, très ennuyeux et faciles sont nécessaires. Les baobabs sont donc trompeurs : comparables aux pousses de rosiers ils ne sont, en réalité, que des mauvaises herbes qui risquent de tout envahir et de tout détruire. Ces baobabs ne représentent-ils pas nos colères, nos pensées négatives, nos émotions destructrices, soit tout simplement notre égo? Par discipline surveillons donc les volcans, même ceux qui sont éteints et soyons donc persévérants et vigilants envers les baobabs, on pourrait même dire « nos baobabs ». « VIGILANCE et PERSEVERANCE » me resituent dans le du Cabinet de Réflexion, véritable lieu d’isolement au moment de l’initiation.
Après ces activités, il va contempler le coucher de soleil ; Ce qui fera dire à l’auteur «Ah! Petit Prince, j ‘ai compris, peu à peu, ainsi ta petite vie mélancolique. Tu n’avais eu longtemps que pour distraction la douceur des couchers de soleil ».
Et puis un beau jour il assiste à la naissance d’une rose superbe, elle vient ensoleiller sa vie : mais elle est orgueilleuse, coquette, vaniteuse et exigeante et, aussi, un peu menteuse; le petit Prince découvre, alors, que l’amour peut avoir des épines. Et malgré toute sa bonne volonté, tout son amour il doute de sa rose « Je n’ai alors rien su comprendre, j’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots……. J’étais trop jeune pour savoir l’aimer ».

Il décide de quitter sa planète et d’aller explorer les étoiles, en quête d’amis, et « Il profita pour son évasion d’une migration d’oiseaux sauvages ». Il va donc faire un voyage de planète en planète. Il visitera 7 planètes, dont la terre. Le chiffre 7 « désigne - pour reprendre une partie de la définition de Jean Chevalier - la totalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l’ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l’ordre spirituel. Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle. Il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. »
-La première planète visitée est celle d’un ROI « habillé de pourpre et d’hermine » qui siège « sur un trône très simple et cependant majestueux ». Il vit seul, n ‘a aucun sujet, et pourtant il ordonne. Il compense sa solitude par un despotisme illusoire. Il représente l’un des mauvais aspect de notre égo : le besoin de dominer, d’exiger, de commander pour exister, pour« ETRE ».
-La deuxième est habitée par un VANITEUX en quête de séduction permanente « Est-ce que tu m’admires vraiment beaucoup » demandera-t-il au Petit Prince, c’est-à-dire que « tu reconnais que je suis l’homme le plus beau, le mieux habillé, le plus riche et le plus intelligent de la planète »
Pour lui seul le paraître est essentiel, l’intériorité invisible n’a pas d’intérêt. C’est le PARAITRE par excellence.
-La troisième planète est habitée par un BUVEUR qui fuit sa solitude dans le contenu de son verre. Il boit pour oublier, pour oublier qu’il boit, il a même oublié pourquoi il boit.
Il est très malheureux, « il boit pour oublier qu’il a honte » dira-t-il.
C’est en réalité un malade de solitude qui a perdu son centre de gravité, ou pourrait dire que c‘est un malade de l‘Amour cherchant un pseudo équilibre dans un paradis artificiel. C’est la SOLITUDE à l’état pur. C’est un SOS silencieux très pathétique et personne pour lui lancer la bouée. Qu’attendons-nous?
-La quatrième planète est celle du BUSINESSMAN, il est si occupé « qu’il ne lève même pas la tête à l’arrivée du Petit Prince », Il est tellement sérieux qu’il « n’a pas le temps de rêvasser » Mais que fait-il donc? Il compte; mais que compte-t-il donc? Il compte les étoiles qui l’entourent, il les gère, il les recompte, il les additionne pour connaître le montant de son avoir.
C’est l’image parfaite du solitaire, de l’avare qui compense sa pauvreté intérieure par la possession, par la richesse matérielle. Posons nous ces 2 questions : n’avons-nous jamais ressenti de l’ORGUEIL, par exemple lors d’une promotion professionnelle qui nous permettra d‘acquérir un bien que nous convoitons depuis un certain temps? N’avons-nous jamais été tentés par l’ACQUISITION, la POSSESSION ? Et ORGUEIL et POSSESSION ne sont-ils pas encore des travers de notre ego ?
-La cinquième planète est habitée par un ALLUMEUR de réverbères qui exerce une occupation très jolie, puisque quand « il allume son réverbère, c’est comme si il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère, ça endort la fleur ou l’étoile »…… mais il ne fait qu’appliquer la consigne et les conditions de l’environnement ont changé : « la planète d’année en année a tourné de plus en plus vite et la consigne, elle, n’a pas changé ». Si bien que l’allumeur de réverbère n’a plus une minute de repos : il allume, il éteint, il allume, il éteint….. Il est devenu un véritable robot qui ne sait qu‘« appliquer la consigne ». C’est l’homme paramétré incapable de réfléchir dont le devoir est d’appliquer uniquement le règlement au titre de l’obéissance, allant peut-être, pourquoi pas, jusqu’à devenir bourreau.
-La sixième planète est habitée par un GEOGRAPHE.
Un géographe c’est « un savant qui connaît où se trouvent les mers, les fleuves, les villes, les montagnes et les déserts » mais dont le travail sans explorateur devient inutile. Conscient de son inutilité il attend sérieusement et patiemment la visite d’explorateurs fournissant des preuves de leurs découvertes, car le géographe n’écrit que « des choses éternelles et non éphémères ».
C’est lui qui conseille au Petit Prince de se rendre sur la planète Terre car « elle a une bonne réputation ».

La première partie du voyage effectuée en 6 étapes rappelle, ainsi, les 6 jours de la création.
Nous constatons que tous ces personnages visités ont des points communs : la solitude, une existence dépourvue de sens profond, une vie dans l’IMMEDIATETE.
Les travers de ces personnages ne correspond-ils pas à notre portrait dans un miroir, ne retrouvons- nous pas les tendances de notre égo?
-Toujours en quête d’amis, le petit prince arrive sur la septième planète : la planète TERRE.
Sur celle-ci on y trouve des centaines de rois, des géographes, des businessmen, des millions d’ivrognes, des millions de vaniteux, des allumeurs de réverbères, des milliards de grandes personnes, mais aussi des milliers de baobabs et des milliers de roses.
Pourtant ce premier contact est décevant : atterrissant dans le désert il fut très surpris de n’y rencontrer personne. Mais c’est là qu’il rencontrera plusieurs personnages qui l’aideront dans sa quête. Tout comme l’apprenti-maçon qui burine sa pierre brute, il lui faudra encore du temps, de la patience, de la conviction pour continuer sa marche et sa démarche.
Il y rencontrera l’écho qui ne lui renvoie que l‘image de sa propre angoisse, une fleur « à 3 pétales, une fleur de rien du tout », un jardin de 5000 roses qui lui rappelle SA rose, un aiguilleur qui expédie des trains « tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche »contenant des voyageurs « par paquets de mille » qui ne savent plus ce qu’ils cherchent, un marchand de « pilules perfectionnées qui apaisent la soif ».

Sur sa route, heureusement, il va croiser 3 personnages essentiels : un serpent, un pilote, et un renard.
-Le Serpent, jaune couleur de lumière, fut sa première rencontre.
Cette créature reconnue comme une créature froide, sans pattes, ni plumes, ni poils qui jaillit toujours d’une bouche d’ombre, pour cracher la mort ou la vie, avant de retourner à l’invisible va proposer son aide au Petit Prince pour rejoindre sa planète originelle car « il est pur et vient d’une étoile ».
Le symbolisme utilisé est d’une adéquation extraordinaire car avant qu’il ne soit détrôné par les religions le serpent visible, pour reprendre Jean Chevalier, apparaissait comme « la brève incarnation d’un Grand Serpent Invisible, causal et intemporel, maître du principe vital et de toutes les forces de la nature. Il est-ce qui anime et ce qui maintient, il est la Vie.
-Le Pilote est l’homme prétexte de ce mono-dialogue. Il est en réalité le double du Petit Prince. Il en est l’enveloppe et le Petit Prince en est le cœur. Ils ne font qu’un. La réparation de l’avion a permis la remise en marche du moteur, le voyage du Petit Prince est la remise en ordre de l’âme de l’homme, parcelle divine.
-Le Renard, lui, sera son guide il le mettra sur la voie en lui demandant de l’apprivoiser.
Car il sait, lui, ce qui lui manque : il lui manque un ami, il veut être aimé, il veut être apprivoisé car « on ne connaît que les choses que l’on apprivoise. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent les choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis » .Et pour cela il connait la valeur des astuces, des « rites », il faut qu’il y ait une mise en harmonie avec l’autre, lui donner de soi, de son temps. L’intelligence apprivoisée par l’Amour permettra de dépasser la matière, de vivre tout simplement, car ce qui est important ne se voit pas avec les yeux mais avec le cœur « on ne voit bien qu’avec le cœur, L’essentiel est invisible pour les yeux ».
A leur séparation le Renard lui délivrera ce secret « tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé » Et même s’il pleure quand ils se séparent (ses larmes symbolisant la sensibilité du cœur éveillé, apprivoisé et aimé) il saura en regardant les blés d’or, que ces blés sont la présence dorée de l’enfant et que l’amour est partout.

Et pour le Petit Prince le temps de la quête est terminé.
Son cheminement personnel parsemé d’embûches, ses questionnements, ses rencontres successives ont participé à la montée de sa conscience latente. Il a découvert que l’on va souvent chercher loin, très loin, ailleurs ce qui est à la portée de notre regard, le superficiel masquant l’essentiel, il sait maintenant que sa rose est unique, puisque « c’est elle que j’ai mise sous globe, c’est elle que j’ai abritée par le paravent, c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf 2 ou 3 pour les papillons), puisque c’est elle que j’ai écouté se plaindre, ou se vanter ou même quelque fois se taire, puisque c’est MA ROSE »

Cela fait un an que le Petit Prince est sur terre, son étoile est juste au-dessus de l’endroit où il est tombé. Petit corps de lumière il va se faire mourir dans l’apparence par le serpent pour se déplacer dans l’espace : « j’aurai l’air d’être mort et ce ne sera pas vrai… Tu comprends. C‘est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps là. C‘est trop lourd»
Mais une question me taraude : qu’en est-il du mouton? Bien sûr qu’il accompagne le Petit Prince sans muselière car il sera tout à la fois l’apprivoisé du Petit Prince et le compagnon de jeu de la Rose. La rose symbole de l’amour et plus encore, symbole du don de l’amour, de l’amour pur. Et lorsque le pilote ouvrira sa fenêtre, comme ça pour le plaisir ou parce qu’il est triste d’avoir perdu son ami, il entendra le rire des étoiles accompagné du rire de la rose et du petit mouton, et il aura alors, lui aussi, envie de rire, et il rira en regardant le ciel au grand étonnement de ses amis et alors il leur dira « oui, les étoiles ça me fait toujours rire » et « ce sera comme une fontaine dans le désert », véritable source de vie.

Ce petit roman pourrait être sous-titré le « Miracle de l’Amour ».
Il s’agit d’un véritable chemin initiatique et le parallèle entre le cabinet de réflexion et le désert me semble évident; Ce sont deux lieux d’isolement, de mise à nu, de réflexion permettant la méditation où il est possible d’arrêter le temps et de stopper le monde dans le silence et le recueillement. Dans les 2 cas tous les ingrédients sont là pour permettre l’éveil de la conscience. L’arrêt du pilote dans le désert lui a permis sa reconstruction par la rencontre de l’Amour donc de la lumière. Dans le cabinet de réflexion, sas entre 2 mondes, nous avons commencé un voyage qui nous conduira au cœur du temple et nous permettra de percevoir, là aussi, la grande lumière, à condition que nous soyons vigilants et persévérants.
Nous avons tous besoin d’Amour pour vivre et voir clair, par conséquent nous avons tous besoin de lumière.

Ma conclusion temporaire, bien sûr, pourrait bien s’arrêter là. Cependant, quelque chose me taraudait, de nouveau, … comme une certitude inconsciente qui se chevillerait en moi … trois symboles surgis du petit prince … « le désert », « le vent », « l’eau » … sorte de piliers indispensables au changement de plan de conscience … je fouinais, alors, dans notre référence égyptienne. J’eus la stupéfaction de lire que la « plume » (symbole du vent), le « trait ondulé » (symbole de l‘eau), « le cube de pierre» (symbole du désert) était la racine du nom « Anubis »… le passeur des mondes … personnage important, personnage clef du mythe Osirien … mais je n’ai pu aller plus loin … car je ne sais, encore, ni lire ni écrire …
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Quelle belle étude (et d'une soeur Apprentie , s'il vous plait...) qui fait honneur à notre Ordre .
Merci Cannelle...
Amitiés fraternelles à tous et toutes , Profanes comme Maçons. BREIZH.