LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES

LA PLANCHE A TRACER DE BREIZH, CHANTRE DES LOGES
Ce blog constitue l'espace d'expression libre de Breizh, Maître Maçon chantre des Loges Maçonniques Indépendantes, dites aussi Loges Libres. Son rôle est à la fois de faire connaître, promouvoir et relier entre elles lesdites Loges Libres. Il constitue enfin un lien avec le site web de la Fédération des Loges Libres et Souveraines (F.L.L.S.) créée en 2010 sur la base de ce même blog. (pour accéder au site cliquer sur la photo ci-dessus)

jeudi 9 juillet 2009

BULLETIN DE JUIN DU TRIANGLE PHARAON

Bonjour à tous et toutes , Profanes comme Maçons.
Avec un peu de retard dû à des vacances à la Montagne sans téléphone ni ordinateur, votre Webmestre a le plaisir de vous transmettre le bulletin d'information du Triangle Pharaon de Brive , pour le mois de juin :
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Le Triangle PHARAON à l’Orient de Brive achève, par cette dernière Tenue du 14 Juin, son année Maçonnique.
Le sujet travaillé ce mois-ci est la suite logique du sujet évoqué le mois passé (La Franc-Maçonnerie, pour quoi faire ?)
Nous avons cette fois-ci planché sur : « Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? »
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« Après avoir constaté l’importance et les conséquences de la perte des valeurs dans notre Société ; tentons d’en analyser le processus.
- L’industrialisation de la fin du 19° siècle. C’est le début de l’éclatement de la famille au sens où il était alors perçu, c’est-à-dire plusieurs générations vivant sous le même toit.
- Le début du 20° siècle et la guerre de 14. Le monde agricole est malade, le monde ouvrier est exploité. Arrive la grande guerre les hommes sont au front. Parfois deux générations. Les femmes doivent prendre le relais.
- L’entre deux guerres. Il faut reconstruire une France dévastée. Puis la crise économique et le front populaire.
- La guerre de 1939. Hitler se retourne contre l’Union Soviétique. Les communistes français sur les directives de Moscou participent activement à la résistance. L’Eglise Catholique joue en cette période un jeu très ambigu.
- L’après guerre. Après les difficiles années de reconstruction arrive la période dite des 30 glorieuses. La consommation, le progrès, les loisirs semblent être le maître mot.
A partir des années 70-80 pour chaque famille, l’enfant scolarisé se devra d’obtenir le BAC, alors les démagogues politiques en inventent de nouveaux, qui ne déboucheront sur rien. On fabriquera ainsi des jeunes désillusionnés, sans espoir du lendemain sinon aspirer à être chômeur, assisté.
La solidarité n’existe plus, l’aspiration est dans le confort, l’indépendance qui est aussi le moyen d’ignorer les autres.
La notion de valeur devient monétaire ou matérielle. Le bien être se substitue aux valeurs. Tout s’achète pense t’on. Le bonheur ne se trouve pas dans le travail, mais dans le loisir.
Arrive Mai 68 avec ses slogans du type « il est interdit d’interdire ». Nous ne sommes pas allés vers de nouvelles valeurs, mais vers l’abandon des valeurs.
Nous avons confondus indépendance, liberté avec égoïsme et égocentrisme.
Un jour il faudra payer l’addition. »

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Il serait très intéressant de recevoir par l’intermédiaire du portail l’avis de personnes se sentant concernées par ces problèmes de pertes de valeurs.

Quant à nous, nous poursuivons nos recherches sur le sujet avec d’autres travaux en cours tels que :
« Que pouvons-nous faire ? » ou encore : « le concept de Dieu »
Notre prochaine Tenue est fixée au Dimanche 6 Septembre 2009.

Et pour terminer une note d’humour …

- La culture c’est comme un parachute, quand on en a pas on s’écrase…….
- La facilité de parler est souvent l’impuissance de se taire……
- Ce qui est nouveau est rarement vrai ; ce qui est vrai est rarement nouveau
Très bonnes vacances.
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Merci aux Frères et Soeurs de PHARAON pour leur fidélité au Portail et de bonnes vacances à tous et toutes. votre Webmestre dévoué. BREIZH.

1 commentaire:

Tibokaya a dit…

Bonjour à vous,

Je ne suis pas maçon, mais puisque j’ai l’occasion ici de m’exprimer, je m’exécute.

Tout d’abord, vous parlez de « l’importance et des conséquences de la perte des valeurs » comme d’une chose regrettable. Or je me permets d’indiquer que la vie, la société, l’histoire évoluent et que rien n’est immuable. Nous perdons des choses avec le temps, mais nous en gagnons d’autres en contrepartie. Que nous reperdrons pour regagner plus tard peut-être ce qui a été oublié hier…
Puis, il est dit que les communistes (staliniens), sous ordre de Moscou, ont résisté contre Hitler. Je retiendrai surtout que pendant près de deux ans, de septembre 1939 à juin 1941, ils n’en eurent pas le droit parce que Moscou, justement, le leur interdisait (inutile de rappeler le Pacte Germano-soviétique). Les seuls communistes à avoir dû résister avant cette date devaient être libertaires…
Ensuite, porter les Trente Glorieuses au rang de progrès, c’est aller un peu vite en besogne d’après moi. Elles marquent le début du désastre écologique actuel et la propulsion vers un système économique qui montre aujourd’hui ses faiblesses et que beaucoup pensent être obsolète.
Le Bac ne déboucherait sur rien ? Le Bac, en examen général, est là pour apporter la culture, pas un métier. Tout comme l’université, au passage. Si l’on veut un métier, on s’oriente tôt vers les BEP (qui n’existent plus, cherchez l’erreur), les Bacs Pro, ou bien plus tard en BTS ou en IUT, voire, pour les plus chanceux, en écoles sup. Quand on accuse le Bac ou l’université de ne pas déboucher sur un travail, je pense qu’on se trompe de cible : ce ne sont pas leur mission. Leur mission, c’est la formation intellectuelle. La vraie question est ailleurs. Pourquoi ne créons-nous pas des filières plus adaptées au marché de l’emploi ? Mais ne pervertissons pas les missions existantes, sinon où ira-t-on pour la formation purement intellectuelle ? Quant aux jeunes désillusionnés, tout ça, oui, il y en a. Beaucoup. Mais mettons un peu l’accent sur ceux qui créent. C’est en entretenant l’humeur noire qu’on s’enferme dans le broyage de noir.
La solidarité n’existe plus ? Euh… Regardez autour de vous. Ce n’est certes pas une valeur qui est valorisée, mais elle n’a jamais disparue. Vous dites : « Nous ne sommes pas allés vers de nouvelles valeurs, mais vers l’abandon des valeurs ». C’est une redondance. Quand on va vers de nouvelles valeurs, on abandonne les anciennes. Ou du moins on les modifie. Ce ne sont peut-être pas les vôtres (ni les miennes d’ailleurs), mais elles en sont. Pour se battre contre elles, il faut les reconnaitre pleinement.
Bref, un texte qui fleure bon le « C’était mieux avant ». Je ne crois pas que c’était mieux avant. Je pense qu’il y avait des choses capitales qui étaient mieux qu’aujourd’hui, mais qu’aujourd’hui on a d’autres choses capitales qui sont mieux qu’hier. Je ne dis pas que ça compense, je dis que c’est différent. Et qu’il ne faut pas revenir aux anciennes valeurs, mais construire celles du futur. En tenant compte du passé, certes, c’est très important, mais en innovant, aussi.
Achefkalement,